20.09.2007
La vie de Chapier
J’ai appris, en lisant le résumé d’une de ces biographies, qu’Henry Chapier a eu une jeunesse bien remplie…
On n’aurait pas cru vu son état actuel (oui ça fait médical mais je l’assume) de pouffiasse mondaine.
Donc je vous fais une synthèse du résumé lol : fils de diplomate français, il naquit en Roumanie, découvre l’amour à 12 ans avec un officier allemand, amant de sa mère, il prend l’identité d’un mort pour fuir la Roumanie d’après-guerre qui ferme ses frontières, il s’installe en Israël où il travaille pour le Tsahal israélien à 18 ans ( ???? !!!) et enfin il arrive à Paris en 1950.
Non mais vous imaginez ça…
en soldat du Tsahal ????
13:50 Publié dans Un peu de culture ne fait jamais de mal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : henry chapier, gay, tsahal
11.09.2007
Le saviez-vous?
À partir des années 1970 le dirigeant albanais Enver Hoxha fit construire 750 000 bunkers par crainte d'une attaque par les États-Unis, l'URSS ou la Yougoslavie contre son pays.
Sachant que l'Albanie est grande comme à peu près 3 fois la Corse je vous laisse imaginer 200 000 bunkers en Corse...
Là le militaire de mon boulot aurait rajouté: "Pays de barbares"
14:21 Publié dans Un peu de culture ne fait jamais de mal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Enver Hoxha, albanie, bunkers, journal, poignée de fenêtre
03.09.2007
Tu seras un homme mon fils - Rudyard Kipling
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.
15:45 Publié dans Un peu de culture ne fait jamais de mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rudyard kipling, tu seras un homme mon fils, poeme, cristalline, règle
30.08.2007
Invitation au voyage
L'invitation au voyage - Charles Baudelaire
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourrir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mysterieux
De tes traitres yeux
Brillant à travers leurs larmes.
Là tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté
Des meubles luisants
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs,
Mêlant leurs odeurs,
Aux vagues senteur de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l'âme en secret
Sa douce langue natale
Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entiére,
D'hyacinthe et d'or;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumiere
Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe calme et volupté.

16:45 Publié dans Un peu de culture ne fait jamais de mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : invitation au voyage, charles baudelaire, poeme, cartons, parapluie
20.08.2007
Petite citation de Bret Easton Ellis
"Quels sont les deux plus gros mensonges du monde?" "Je vais te rembourser" et "Ne t'inquiètes pas, je ne jouirai pas dans ta bouche"
et tiré du roman Moins que Zéro, le tout premier roman de Bret Easton Ellis.
Non Julien tu ne commenteras pas cette phrase, non Julien tu vas te retenir de dire ce que tu penses de cette phrase, non Julien...
17:00 Publié dans Un peu de culture ne fait jamais de mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bret Easton Ellis, moins que zero, mensonge, ejaculation, sperm, solitude, rapports conjugaux
17.08.2007
Femmes damnées
En ce moment je n'arrète pas de relire le poeme de Baudelaire "Femmes damnées".
Je n'ai jamais vraiment été attirée par la poésie pure, ce qui m'attire c'est surtout les chansons, tout ce qui est ancien et précieux me gonfle un peu.
Mais ce poeme est un bijou, très actuel, pas pompeux du tout et qui me fait frissoner à chaque fois que je le lis.
J'avoue un peu honteux que je l'ai découvert grâce à Damien Saez qui a chanté ce poeme dans une chanson intitulé Delphine. Dans cette chanson il coupe le poeme de façon assez étrange, je ne sais pas si c'est fait expres mais maintenant que je connais le poeme entier ça me dérange assez.

Femmes damnées
Hippolyte et Delphine
A la pâle clarté des lampes languissantes,
Sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur
Hippolyte rêvait aux caresses puissantes
Qui levaient le rideau de sa jeune candeur.
Elle cherchait, d'un oeil troublé par la tempête,
De sa naïveté le ciel déjà lointain,
Ainsi qu'un voyageur qui retourne la tête
Vers les horizons bleus dépassés le matin.
De ses yeux amortis les paresseuses larmes,
L'air brisé, la stupeur, la morne volupté,
Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes,
Tout servait, tout parait sa fragile beauté.
Etendue à ses pieds, calme et pleine de joie,
Delphine la couvait avec des yeux ardents,
Comme un animal fort qui surveille une proie,
Après l'avoir d'abord marquée avec les dents.
Beauté forte à genoux devant la beauté frêle,
Superbe, elle humait voluptueusement
Le vin de son triomphe, et s'allongeait vers elle,
Comme pour recueillir un doux remerciement.
Elle cherchait dans l'oeil de sa pâle victime
Le cantique muet que chante le plaisir,
Et cette gratitude infinie et sublime
Qui sort de la paupière ainsi qu'un long soupir.
- "Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir?
Mes baisers sont légers comme ces éphémères
Qui caressent le soir les grands lacs transparents,
Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières
Comme des chariots ou des socs déchirants;
Ils passeront sur toi comme un lourd attelage
De chevaux et de boeufs aux sabots sans pitié...
Hippolyte, ô ma soeur! tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon coeur, mon tout et ma moitié,
Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles!
Pour un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles,
Et je t'endormirai dans un rêve sans fin!"
Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête:
- "Je ne suis point ingrate et ne me repens pas,
Ma Delphine, je souffre et je suis inquiète,
Comme après un nocturne et terrible repas.
Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes
Et de noirs bataillons de fantômes épars,
Qui veulent me conduire en des routes mouvantes
Qu'un horizon sanglant ferme de toutes parts.
Avons-nous donc commis une action étrange?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi:
Je frissonne de peur quand tu me dis: "Mon ange!"
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.
Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée!
Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection,
Quand même tu serais un embûche dressée
Et le commencement de ma perdition!"
Delphine secouant sa crinière tragique,
Et comme trépignant sur le trépied de fer,
L'oeil fatal, répondit d'une voix despotique:
- "Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer?
Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté!
Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour!
Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide;
Cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers;
Et, pleine de remords et d'horreur, et livide,
Tu me rapporteras tes seins stigmatisés...
On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître!"
Mais l'enfant, épanchant une immense douleur,
Cria soudain: - "Je sens s'élargir dans mon être
Un abîme béant; cet abîme est mon coeur!
Brûlant comme un volcan, profond comme le vide!
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang.
Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et que la lassitude amène le repos!
Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde,
Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux!"
- Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l'enfer éternel!
Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes,
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel,
Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage.
Ombres folles, courez au but de vos désirs;
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,
Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.
Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes;
Par les fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux.
L'âpre stérilité de votre jouissance
Altère votre soif et roidit votre peau,
Et le vent furibond de la concupiscence
Fait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau.
Lion des peuples vivants, errantes, condamnées,
A travers les déserts courez comme les loups;
Faites votre destin, âmes désordonnées,
Et fuyez l'infini que vous portez en vous!
15:55 Publié dans Un peu de culture ne fait jamais de mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes damnées, baudelaire, hippolyte, delphine, poeme, casserole, chocolat
















