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31.08.2007

Coucou docteur c'est encore moi

Avant d'entreprendre une magnifique carrière de cocotte, la superbe Liane de Pougy était mariée au lieutenant Pourpre. Il la surprit en galante compagnie et lui tira un coup de revolver dans chaque fesse. Elle se précipite chez son médecin qui réussit à extraire les balles.

- Est-ce que cela se verra, docteur?

- Madame, cela dépend exclusivement de vous.

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30.08.2007

Invitation au voyage

L'invitation au voyage - Charles Baudelaire

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourrir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mysterieux
De tes traitres yeux
Brillant à travers leurs larmes.
Là tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté

Des meubles luisants
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs,
Mêlant leurs odeurs,
Aux vagues senteur de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l'âme en secret
Sa douce langue natale
Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entiére,
D'hyacinthe et d'or;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumiere
Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe calme et volupté.

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Campagne "Free hugs"

J'étais en train de rêver sur les jolies vidéos pleines d'amour que nous offre Youtube sur les Free Hugs ou Calins gratuits...

 http://www.youtube.com/watch?v=zESzA_Cpg5E

http://www.youtube.com/watch?v=6vAtHsJD4hI

...quand je me suis dit "Hé puis merde toi aussi tu vas le faire, arrete d'être trop timide"

En faisant des petites recherches sur google j'ai appris qu'il y en avait une d'organisée ce samedi 1er septembre à Marseille! C'est l'occasion ou jamais...

La campagne commencera devant la préfecture de Marseille à 14h, rejoignez-nous!

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29.08.2007

Mon monde idéal

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Mon monde idéal...juifs, arabes, black, homos...tous unis, tous ensembles, tous en paix

Avis de recherche

J'ai trouvé l'homme de ma vie, vous avez ses coordonnées?...ni voyez aucune tendance politique de ma part mais je bande sur ce type: Thomas Hollande...

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 Le pire c'est que la perspective qu'un jour il ressemble à son père ne me décourage pas...

28.08.2007

Les photocopies tuent le livre...

Voici le 1er chapitre du dernier livre d'Amélie Nothomb, qui s'intitule Ni d'Eve, ni d'Adam. Je vous rassure je ne compte mettre en ligne que le 1er chapitre.

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"Le moyen le plus efficace d'apprendre le japonais me parut d'enseigner le français. Au supermarché, je laissai une petite annonce: «Cours particuliers de français, prix intéressant». Le téléphone sonna le soir même. Rendez-vous fut pris pour le lendemain, dans un café d'Omote-Sando. Je ne compris rien à son nom, lui non plus au mien. En raccrochant, je me rendis compte que je ne savais pas à quoi je le reconnaîtrais, lui non plus. Et comme je n'avais pas eu la présence d'esprit de lui demander son numéro, cela n'allait pas s'arranger. «Il me rappellera peut-être pour ce motif», pensai-je. Il ne me rappela pas. La voix m'avait semblé jeune. Cela ne m'aiderait pas beaucoup. La jeunesse ne manquait pas à Tokyo, en 1989. A plus forte raison dans ce café d'Omote-Sando, le 26 janvier, vers quinze heures. Je n'étais pas la seule étrangère, loin s'en fallait. Pourtant, il marcha vers moi sans hésiter. - Vous êtes le professeur de français? - Comment le savez-vous? Il haussa les épaules. Très raide, il s'assit et se tut. Je compris que j'étais le professeur et que c'était à moi de m'occuper de lui. Je posai des questions et appris qu'il avait vingt ans, qu'il s'appelait Rinri et qu'il étudiait le français à l'université. Il apprit que j'avais vingt et un ans, que je m'appelais Amélie et que j'étudiais le japonais. Il ne comprit pas ma nationalité. J'avais l'habitude. - A partir de maintenant, nous n'avons plus le droit de parler anglais, dis-je. Je conversai en français afin de connaître son niveau: il se révéla consternant. Le plus grave était sa prononciation: si je n'avais pas su que Rinri me parlait français, j'aurais cru avoir affaire à un très mauvais débutant en chinois. Son vocabulaire languissait, sa syntaxe reproduisait mal celle de l'anglais qui semblait pourtant son absurde référence. Or il était en troisième année d'étude du français, à l'université. J'eus la confirmation de la défaite absolue de l'enseignement des langues au Japon. A un tel degré, cela ne pouvait même plus s'appeler de l'insularité. Le jeune homme devait se rendre compte de la situation car il ne tarda pas à s'excuser, puis à se taire. Je ne pus accepter cet échec et tentai de le faire parler à nouveau. En vain. Il gardait sa bouche close comme pour cacher de vilaines dents. Nous étions dans une impasse. Alors, je me mis à lui parler japonais. Je ne l'avais plus pratiqué depuis l'âge de cinq ans et les six jours que je venais de passer au pays du Soleil-Levant, après seize années d'absence, n'avaient pas suffi, loin s'en fallait, à réactiver mes souvenirs enfantins de cette langue. Je lui sortis donc un galimatias puéril qui n'avait ni queue ni tête. Il était question d'agent de police, de chien et de cerisiers en fleur. Le garçon m'écouta avec ahurissement et finit par éclater de rire. Il me demanda si c'était un enfant de cinq ans qui m'avait enseigné le japonais. - Oui, répondis-je. Cette enfant, c'est moi. Et je lui racontai mon parcours. Je le lui narrai lentement, en français; grâce à une émotion particulière, je sentis qu'il me comprenait. Je l'avais décomplexé. En un français pire que mauvais, il me dit qu'il connaissait la région où j'étais née et où j'avais vécu mes cinq premières années: le Kansaï. Lui était originaire de Tokyo, où son père dirigeait une importante école de joaillerie. Il s'arrêta, épuisé, et but son café d'un trait. Ses explications semblaient lui avoir coûté autant que s'il avait dû franchir un fleuve en crue par un gué dont les pierres auraient été écartées de cinq mètres les unes des autres. Je m'amusai à le regarder souffler après cet exploit. Il faut reconnaître que le français est vicieux. Je n'aurais pas voulu être à la place de mon élève. Apprendre à parler ma langue devait être aussi difficile que d'apprendre à écrire la sienne. Je lui demandai ce qu'il aimait dans la vie. Il réfléchit très longtemps. J'aurais voulu savoir si sa réflexion était de nature existentielle ou linguistique. Après de telles recherches, sa réponse me plongea dans la perplexité: - Jouer. Impossible de déterminer si l'obstacle avait été lexical ou philosophique. J'insistai: - Jouer à quoi? Il haussa les épaules. - Jouer. Son attitude relevait soit d'un détachement admirable, soit d'une paresse face à l'apprentissage de ma langue colossale. Dans les deux cas, je trouvai que le garçon s'en était bien sorti et j'abondai dans son sens. Je déclarai qu'il avait raison, que la vie était un jeu: ceux qui croyaient que jouer se limitait à la futilité n'avaient rien compris, etc. Il m'écoutait comme si je lui racontais des bizarreries. L'avantage des discussions avec les étrangers est que l'on peut toujours attribuer l'expression plus ou moins consternée de l'autre à la différence culturelle. Rinri me demanda à son tour ce que j'aimais dans la vie. En détachant bien les syllabes, je répondis que j'aimais le bruit de la pluie, me promener dans la montagne, lire, écrire, écouter de la musique. Il me coupa pour dire: - Jouer. Pourquoi répétait-il son propos? Peut-être pour me consulter sur ce point. Je poursuivis: - Oui, j'aime jouer, surtout aux cartes. C'était lui qui semblait perdu, à présent. Sur la page vierge d'un carnet, je dessinai des cartes: as, deux, pique, carreau. Il m'interrompit: oui, bien sûr, les cartes, il connaissait. Je me sentis extraordinairement stupide avec ma pédagogie à deux sous. Pour retomber sur mes pattes, je parlai de n'importe quoi: quels aliments mangeait-il? Péremptoire, il répondit: - Ourrrrhhhh. Je croyais connaître la cuisine japonaise, mais cela, je n'avais jamais entendu. Je lui demandai de m'expliquer. Sobrement, il répéta: - Ourrrrhhhh. Oui, certes, mais qu'était-ce? Stupéfait, il me prit le carnet des mains et traça le contour d'un oe; uf. Je mis plusieurs secondes à recoller les morceaux dans ma tête et m'exclamai: - Œuf! Il ouvrit les yeux comme pour dire: Voilà! - On prononce oeuf, enchaînai-je, oeuf. - Ourrrrhhhh. - Non, regardez ma bouche. Il faut l'ouvrir davantage: oe; uf. Il ouvrit grand la bouche: - Orrrrhhhh. Je m'interrogeai: était-ce un progrès? Oui, car cela constituait un changement. Il évoluait, sinon dans le bon sens, du moins vers autre chose. - C'est mieux, dis-je, pleine d'optimisme. Il sourit sans conviction, content de ma politesse. J'étais le professeur qu'il lui fallait. Il me demanda le prix de la leçon. - Vous donnez ce que vous voulez. Cette réponse dissimulait mon ignorance absolue des tarifs en vigueur, même par approximation. Sans le savoir, j'avais dû parler comme une vraie Japonaise, car Rinri sortit de sa poche une jolie enveloppe en papier de riz dans laquelle, à l'avance, il avait glissé de l'argent. Gênée, je refusai: - Pas cette fois-ci. Ce n'était pas un cours digne de ce nom. A peine une présentation. Le jeune homme posa l'enveloppe devant moi, alla payer nos cafés, revint pour me fixer rendez-vous le lundi suivant, n'eut pas un regard pour l'argent que je tentais de lui rendre, salua et partit. Toute honte bue, j'ouvris l'enveloppe et comptai six mille yens. Ce qui est fabuleux quand on est payé dans une monnaie faible, c'est que les montants sont toujours extraordinaires. Je repensai à «ourrrrhhhh» devenu «orrrrhhhh» et trouvai que je n'avais pas mérité six mille yens. Je comparai mentalement la richesse du Japon avec celle de la Belgique et conclus que cette transaction était une goutte d'eau dans l'océan d'une telle disproportion. Avec mes six mille yens, au supermarché, je pouvais acheter six pommes jaunes. Adam devait bien cela à Eve. La conscience apaisée, j'allai arpenter Omote-Sando.

Ardoise pour attardé mentale

Mots clefs recherchés dans les moteurs

Mots-clefs Pourcentage
andré gide pédophile 7,32%
ardoise pour attardé mentale 4,88%
delphine baudelaire 4,88%
montherlant antismite 4,88%
tranxen 4,88%
bjork arenes de nimes 2,44%

 

Ya un truc qui me perturbe, en consultant mes résultats de visite pour les gens ayant tapé des mots-clefs dans un moteur de recherche, en 2ème position arrive "ardoise pour attardé mentale", je m'inquiète vraiment pour la santé mentale des 4,88%...vous imaginez le type qui va dans google? "Bon alors qu'est-ce que je vais chercher aujourd'hui? Et si je tapais "ardoise pour attardé mentale"?

Comme vous l'avez peut-être remarqué, mes tags à la fin des articles sont sérieux, mais à la fin j'en rajoute 2 décalés...au début je mettais ni'mporte quoi (roues de tracteur, clefs de bagnole) et puis j'ai décidé d'être un peu plu sérieux, et de mettre des objets environnants (seulement au boulot je commence à être à court d'idée...)

D'où le mot "ardoise" qui se trouve dans mon bureau, et "attardé mentale" se trouvait dans l'article

Conversation passionnante

Actuellement deux "collègues" sont en train de discuter près de moi passionnement sur un sujet totalement ininteressant...le pétrole... le prix du pétrole, les réserves de pétrole, les relations pétrole/évolution des transports mondiaux...

Faut que je sorte d'ici!!!

Morceaux choisis (en live):

Voila ça c'est les projections...

Regarde là c'est pas rentable, c'est quelle année? 2000, ça va être la 1ère source...

C'est un hérésie complète au niveau économique...

Oui Venezuela c'est le pétrôle lourd...

Les américains travaillent bcp là dessus...

Les canadiens aussi...

Et tu sais que l'armée américaine, avec du GP8, qui est fait à la base avec du charbon ils font du carburant...

Oui ils font pareil en Chine et en Afrique du sud...

En 2020 yora 5% de l'énergie qui sera fourni par le nucléaire, et en 2030 la part du charbon aura doublé...

Mais tu sais qu'en Corse il y a du pétrole, bien au fond, mais yen a, et on sait qu'en méditerrannée il y en a...

PASSIONNANT je vous dis

27.08.2007

Ca c'était Sacha (pas facile à dire)

Le chansonnier et poète Albert Willemetz avait presque autant d'esprit que son ami Sacha Guitry. A la fin, c'est pourtant bien Sacha qui a eu le dernier mot. Il souffre la martyre. Albert se désole, à son chevet:

- C'est affreux, pour un viel ami comme moi, de te voir dans cet état.

- Dans ce cas, propose Sacha d'une voix faible: fâchons-nous!

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Jean le sage

Extrait du livre de Jean d'Ormesson "Cétait bien", éd. Gallimard, p. 239.

Ne vous laissez pas abuser. Souvenez-vous de vous méfier. Et même de l'évidence: elle passe son temps à changer. Ne mettez trop haut ni les gens ni les choses. Ne les mettez pas trop bas. Non, ne les mettez pas trop bas. Montez. Renoncez à la haine: elle fait plus de mal à ceux qui l'éprouvent qu'à ceux qui en sont l'objet. Ne cherchez pas à être sage à tout prix. La folie aussi est une sagesse. Et la sagesse, une folie. Fuyez les préceptes et les donneurs de leçons. Jetez ce livre. Faites ce que vous voulez. Et ce que vous pouvez. Pleurez quand il le faut. Riez.

J'ai beaucoup ri. J'ai ri du monde et des autres et de moi. Rien n'est très important. Tout est tragique. Tout ce que nous aimons mourra. Et je mourrai moi aussi. La vie est belle.

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